Ombre de Lune

23 février 2019

En réponse à un commentaire qui m'a beaucoup fait réfléchir.

Je remercie tout ceux qui sont passés par ici et m'ont apportée leur message de tendresse, de soutien de réflexion. Tout cela me fait comprendre à quel point j'ai besoin de m'exprimer et que nous sommes reliés les uns aux autres et si mes propres états d'âmes peuvent faire échos à d'autres personnes alors tout ça n'est pas vain.

Je voulais ici recopier la réponse que j'ai mis pour un commentaire que j'ai reçu et m'a fait réfléchir ces derniers jours (en même temps , je fais que ça en ce moment et tout part dans tous les sens mais parfois certaines choses font écho en moi).

J'ai copié coller le commentaire en bas de ce message si vous voulez comprendre à quoi je réponds et pourquoi j'écris tout ça, mais  voici ma réponse:

Merci pour votre message.
J'ai mis du temps à y répondre car il y pose beaucoup de questions qui me chamboulent et auxquelles les réponses ne sont pas forcément faciles à apporter lorsqu'on se sent perdue.
J'espère que les hommes sont capables de comprendre ce mal être et je pense que le mien en est capable mais je n'ai pas su l'exprimer correctement et aujourd'hui je m'en veux de n'avoir pas su faire un travail dessus avant et aujourd'hui nous sommes tous les deux mal pour différentes raisons. Alors que l'amour est là, quelque part, mais il y a tant de travail à faire sur soi...Et puis la vie nous emporte dans son flot et les évènements s'enchainent sans qu'on ne puisse toujours les maîtriser ou les analyser avant de se prendre des gros coups de marteaux sur la tête.
J'espère que l'amour profond peut transiger tous les fléaux, mais comment pouvoir croire être aimée quand on se dévalorise , et ceci est valable si souvent pour moi, comme pour lui je crois.
S'aimer pour pouvoir aimer et être aimé, c'est tellement juste mais loin d'être simple.
Est-ce que j'ai eu peur qu'il me quitte un jour? Je ne sais pas si je me suis formulée la question exactement dans ces termes, mais je me suis dit qu'un jour il pourrait trouver quelqu'un de plus intéressant que moi, plus épanouie, plus à l'aise avec son corps, sa sexualité....Je ne sais pas, tout ça se bouscule dans ma tête.
Je vois aujourd'hui à quel point je me dévalorise.
Une anecdote qui parait si anodine, mais même dans les jeux de société, si je perdais, j'en faisais des crises car je me trouvais nulle. Dans les marchés lorsque j'essaye de vendre mes créations, je ne sais pas prendre du recul sur les "critiques" ou les paroles des gens. Je m'énerve, et finalement cela retombe sur mon entourage. Ca et tant d'autres choses.
Tout ça je le réalise maintenant.
Je crois que j'ai toujours essayé de faire le mieux que je pouvais, assumer les tâches de la maison, comme ce que m'a inculqué ma mère inconsciemment. Cette image de la femme a la maison qui doit combler son homme, son foyer, mais qui finalement passe à côté de l'essentiel. S'épanouir pour soit d'abord et finalement le couple ne peut que mieux s'en porter. L'amour est tellement loin de ces pressions imposées par la société. Ne pas concevoir que cette vie de routine pouvait étouffer un couple, alors que j'ai toujours voulu vivre différemment de tous ces carcans, mais quel paradoxe on peut être quand on se laisse aller à une forme de facilité....Mais quand on est mal en soi on n'arrive pas forcément à lire ou comprendre ses propres pensées alors c'est encore plus difficile de le faire pour celles de l'autre..
Je suis différente, nous sommes différents de la norme tous les deux et nous avons besoin de s'élever au delà de ce monde.
Mais tout nous rattrape dans cette société matérialiste, et d'une certaine façon, le fait que je ne ramène pas assez d'argent à la maison de par mon activité, me frustrait, et me dévalorisait en même temps car j'aurai aimé lui rendre ce que lui me donnait. Quand je regarde mon parcours professionnel dans ce monde , je me demande ce que j'ai réussi et en fait à raisonner ainsi, on rentre dans un monde de compétition, de performance où à vouloir rentrer dans le moule , pour faire bien, être à la hauteur, nous fait oublier notre essence. Je ne veux pas me retrouver zombifier dans ce monde du travail, dans cette société si coupé de l'humain et de son âme et d'un autre côté je culpabilise de ne pas y réussir. Nous sommes tellement remplis de paradoxe et de travers.
Même mon amour si profond pour lui n'arrivait pas à apaiser mes doutes même lorsqu'il tentait de me rassurer car c'est à moi de m'en convaincre et de faire ce travail dessus. Je sais que toutes les blessures de notre vie qui ne partirons vraiment jamais, ce sont des cicatrices, car elles sont ancrées en nous et font partie de notre vie et font ce que nous sommes, mais il faut arriver à en tirer des leçons, et composer le mieux possible avec pour son propre bien être.
Car lorsqu'il veut vivre sa vie, sortir, faire des activités et c'est son droit le plus profond, je le vis comme si je ne lui suffisais pas. Oui voilà le terme, le fond du problème, tout faire reposer sur l'autre et ne vivre que dans son regard . En effet, la peur ne devrait pas avoir de place dans l'amour.
Je crois que je vais m'arrêter pour le moment, cela fait déjà beaucoup.
Composer avec la vie, ses tragédies inéluctables, les accepter comme l'on peut, et s'élever spirituellement au dessus de tout ça...là est sans doute l'essentiel....
Merci encore pour ce message qui m'apporte beaucoup de réflexion et m'aide à analyser certaines choses.


Le commentaire en question:

***Vous êtes courageuse, intelligente aussi à vous lire. Une intelligence émotionnelle profonde à n'en pas douter, qui peut brûler aussi. Je ne suis pas une femme mais tous les hommes ne sont pas des "bourreaux" et peuvent comprendre ce mal-être. 

Il faut purger sa peine, comme vous le faîtes et retomber sur ses pattes. Mais sur quel sol, lorsque vos piliers semblent s'effondrer? Je ne sais pas quelles autres douleurs peut endurer votre homme, mais je reste profondément convaincu que l'amour profond peut transiger avec tous les fléaux. 

Vous dîtes avoir peur, car quand je vous lis, je pense que c'est là la source de tous vos maux. Avez-vous eu peur qu'il vous quitte un jour? Vous êtes vous senti redevable de quelque chose à son égard? Vraiment, vous croyez avoir à lui faire des preuves? Vous dîtes " Quand on se sent hors de ce système, qu'on veut faire autre chose, qu'on se débat dans un monde si coupé de l'humain". Vous juge t-il pour vos différences à l'égard de la société? 

Je me permet de supposer qu'il n'y a pas matière à ce que vous changiez vis à vis du monde extérieur tant que vous parvenez à vous épanouir au foyer... à la vie à la mort. Je reste profondément convaincu qu'un amour sincère n'exige aucune preuve, juste de l'amour et des instants. 

Puissiez-vous trouver le chemin, mais la peur n'a pas de place dans l'amour. 
Courage. ***

Posté par lalwendeluna à 06:33 - Commentaires [1] - Permalien [#]


18 février 2019

Vieux démons et ciel de nuages

Il est plus de 5h du matin et comme toujours je me réveille avec ces angoisses qui me bouffent la vie, ces pensées qui partent dans tous les sens , et qui me donnent l'impression que mon coeur va exploser ou que ma respiration s'accèlerent outre mesure. Tant de choses s'entremêlent dans ma tête, tant de choses que j'ai l'impression que je ne saurais pas surmonter. Toujours ce sentiment d'insécurité permanent.

Je suis tellement fatiguée que ces quelques phrases couchées sur le papier me demandent beaucoup d'efforts, mais si je me recouche maintenant, je vais cogiter, tourner en rond et ne pas arriver à me calmer.

Je ne sais même plus par où je voulais commencer ce texte. De quand date ce sentiment de peur, que le monde est un danger permanent et de me sentir à part au milieu de tout ça.

Aujourd'hui, je vis une période très difficile car plein de vieux démons refont surface. L'homme que j'aime depuis maintenant 10 ans est mal, il a tant souffert dans sa vie, se sent perdu et a besoin d'une coupure. Sa décision, je l'ai vécue comme un véritable choc émotionnel, ayant tellement fait pesé de choses et d'espoirs sur ses épaules. Et cette peur de l'abandon, de perdre l'être aimé et de ne plus être aimé, qui me suit depuis si longtemps maintenant. Depuis son départ, je n'ai pas réussi à vivre seule dans cette maison, loin de ma famille, face à ma solitude, et des liens et des amitiés que je n'ai jamais su me faire, face à mes crises d'angoisses et cette dépression qui refait surface. A 40 ans, j'ai du retourner chez mes parents pour quelques temps. Pour me reposer, tenter d'aller mieux, car c'est ce que je souhaite au plus profond de moi. Je suis là chez mes parents, avec 3 chats en plus des leurs, alors qu'ils ont aussi leurs problèmes. Mais la famille a toujours été très importante pour moi.

J'ai fait plusieurs fois des crises comme cela dans ma vie, on croit s'en être sortie, mais tant qu'on a pas fait un réel travail de fond, tout revient. Toutes ces fragilités refont surface, et on se sent éparpillée en plein de petits morceaux.

En fait, pour essayer de restructurer mes pensées et pour essayer de comprendre pourquoi j'en suis là aujourd'hui et cette fois-ci, il faut que je raconte ce qui m'est arrivé ces dernières années.

En 2014, on m'a diagnostiqué une endométriose. Pour ceux qui ne sauraient pas ce que c'est. L'endomètre est ce qui tapisse la paroi à l'intérieur de l'utérus et qui lors des règles chez une femme , est censé s'évacuer complètement tous les mois. Mais chez moi, cela ne fonctionne pas correctement, certaines parties sont restées sur un ovaire, on appelle ça , un kyste d'endométriose, et d'autres partie de mon abdomen. Tout ceci avec les années, m'a créé des douleurs de plus en plus insupportables et une aussi une forme d'infertilité que l'on m'a découvert au fil des examens. 

Cela faisait pourtant des années que je me plaignais de ces douleurs, que j'en parlais aux différents médecins, mais force est de constater que nous sommes dans une société où l'on considère que c'est normal pour une femme d'avoir mal pendant ses règles.
Sauf que non, certainement pas à ce point là, ça ne l'était pas, et plus le temps s'écoulait, plus j'avais mal le reste du mois. Cette endométriose a donc fini par être diagnostiquée lors d'un parcours pour découvrir les causes de l'infertilité dans notre couple. Le couperet est tombé: endométriose de type 4, c'est à dire la plus sévère. Je n'ai pas eu le temps de réfléchir, d'encaisser le choc, même si je m'en doutais depuis si longtemps, que je me suis retrouvée embarquée dans un parcours long et pesant.

Pour eux, la solution si je voulais un enfant (sans me laisser le temps de réfléchir) , c'était d'abord l'opération puis la FIV (Fécondation In Vitro). Mais j'étais perdue, je ne savais pas réellement ce que je devais faire, ni ce que je voulais. Je pensais surtout qu'avec l'opération, j'aurais moins de douleurs, mais cela n'a pas été le cas. Puis j'ai suivi les avis médicaux, comme s'ils pensaient à ma place, détenaient ma vérité et leur science infuse et d'autorité, mais inhumaine. Pour finalement rentrer dans un processus de FIV épuisant physiquement et émotionnellement. Des injections d'hormones, des ponctions d'ovaires, des transplatations d'embryons fécondés (par les spermatozoïdes que mon homme avait du donner, une épreuve dans laquelle il s'est aussi retrouvé embarqué malgré lui), dans mon utérus.

Je n'ai eu aucun suivi psychologique durant ce parcours, c'est comme si je livrais mon corps à la médecine et que tout allait de soit et était normal...

La 1er FIV a été un échec. Puis j'ai enchainé sur une deuxième quelques semaines plus tard. Cette dernière a été un vrai parcours du combattant. Injections d'hormones...etc, toujours le même processus. Les premières prises de sang pour évaluer une éventuelle grossesse étaient positives, mais tout s'est compliqué au bout de quelques jours. Le taux ne montait pas assez vite, et ils avaient peur que je fasse une grossesse extra utérine.  J'ai du être emmenée aux urgences de Lyon par mon homme, sans doute plus qu'attristé et inquiet mais contenant ses émotions. Finalement , il n'en était rien, pas de grossesse extra utérine. Ils ont bien décelé deux embryons bien dans l'utérus. Je devais continuer le parcours tout en étant particulièrement suivie. Plusieurs fois par semaine, je faisais des prises de sang pour voir si le taux augmentait normalement, et des échographies pour vérifier la taille de croissance des embryons. 

Le taux ne montait pas assez vite et la taille de l'embryon non plus (il n'en restait plus qu'un car l'un des deux n'avait pas tenu), mais la gynécologue ne semblait pas inquiète, alors que moi j'avais un mauvais pressentiment... Finalement, au bout de quelques semaines, on a entendu le coeur du bébé. Pour la gynécologue tout allait bien. Mais quoique légèrement rassurée, j'avais toujours cette petite voix dans ma tête qui me disait que quelque chose n'allait pas. La taille de l'embryon ne correspondait pas à celle qu'il aurait du avoir d'après mes recherches par rapport à la date de fécondation. Mais pour la gynécoloque, il n'y avait pas de problèmes, je devrai revenir dans un peu moins de deux mois pour une échographie de contrôle. 

Pendant ce temps là, j'étais malade comme un chien, vomissement, gout de métal dans la bouche me dégoutant de toute nourriture, grosse fatigue, mais on me disait que c'était les symptomes de la grossesse. J'avais des petites pertes de sang, mais il parait que cela arrive et n'était pas inquiétant.

Je suis donc retournée à l'échographie pour les 3 mois, avec toujours cette boule au ventre et cette petite phrase dans la tête qui nous dit que quelque chose ne va pas... Mais la gynécologue était toujours confiante elle... mais lors de l'échographie tomba le résultat et ce que je redoutait tant  s'était passé. Le coeur du bébé ne battait plus et ce depuis plusieurs semaines. J'avais donc porté un enfant mort en moi depuis des semaines. J'étais anéantie, mais rien ne voulait sortir.... Je suis retournée dans ma voiture, vidée...j'ai appelé mon homme car il fallait aller à l'hopital de Bourg en Bresse pour un curetage car le bébé ne pourrait sortir tout seul au vu de sa taille et des risques que j'aurais encourus...

J'ai encore été examinée dans tous les sens dans toute mon intimité. Il fallait que je revienne dans quelques jours pour l'opération... J'encaissais come je le pouvais, essayant de me dire qu'au moins après tout ça, je ne serai plus malade... mais tout était enfoui en moi. J'avais beau avoir tout pressenti, je ne réalisais pas à quel point j'avais encaissé depuis des mois et des mois. Quelques jours plus tard, je me suis retrouvée seule dans la chambre de l'hopital, puis dans celle d'opération où un anesthésiste me demanda de manière tellement crue et pas psychologue si c'était bien pour un avortement. Mais non je n'avortais pas, mon bébé était mort en moi, il fallait l'enlever, je n'avais rien choisi. Et quand bien même, qu'elle était cette façon de parler avec aussi peu de compassion et d'humanité. 

Un peu plus tard, je me retrouvais dans la chambre, avec une infirmière vérifiant que je ne perdais pas trop de sang. Et je commençais à avoir peur, dès que je perdais du sang, je me disais que j'allais mourrir, livrée à moi-même. J'avais peur, mal j'étais triste, déboussoulée, je ne saurai décrire tout ce qui se passait en moi.

Puis je suis revenue à la maison. Fatiguée, mais avec le sentiment que c'était fini. Mais rien n'était fini. Et dans mon mal être , je n'ai sans doute pas su voir que mon homme souffrait aussi à sa façon. 

Tout mon mal être est revenu quelques mois plus tard avec des crises d'angoisses dès que je ne voyais plus mes chats dehors et encore aujourd'hui tout ça reste ancré en moi. J'avais déjà perdu un bébé, j'avais le sentiment de n'avoir pas su le garder en vie en moi, je ne voulais pas perdre mes chats, qui pour moi dépendent de moi et dont je suis responsable.

Cet épisode de ma vie, je n'en ai parlé qu'à très peu de gens, déjà repliée sur moi, je me suis encore plus isolée. J'avais mal, la vue des couples avec enfants me rendait triste, j'avais honte, peur, le monde extérieur était devenu source d'angoisses, de tristesse et de frustations pour moi. Et puis les douleurs d'endométriose étaient revenues, je ne savais plus quoi faire. Je ne sentais plus femme, plus désirable, malgré ses démonstrations,  j'avais parfois des douleurs lors des rapports car même si je l'aimais fort, j'aimais son corps,  le mien se crispait. J'avais honte, et plutôt que d'en parler, de me confier, de faire un travail sur moi, je me suis dévalorisée en tant que femme. Je ne suis pas assez douée pour lui, pas à la hauteur de ces attentes pour l'épanouir sexuellement alors que même ça peut s'arranger avec l'amour...et une acceptation de soi, tout était dans ma tête. 

Quel était le sens de ma vie et à quoi me raccrocher. Alors je l'avais lui, mon amour, et j'ai tant fait pesé sur lui. Pour moi, l'amour qu'on avait l'un pour l'autre m'aiderait, mais un travail de fond était plus que nécessaire. Et je n'ai pas su voir ses propres souffrances et frustrations , ni même les entendre. Pour moi, mon amour était si beau, si fort et si profond que cela suffirait pour me faire occulter le reste. Je sais aujourd'hui que j'ai fait comme j'ai pu avec mes maux, mes douleurs, mes non-dits, mais il n'est pas toujours facile de ne pas culpabiliser, même si c'est un des sentiments les plus destructeurs qui existe et non constructif. Mais il faut savoir se remettre en question et tirer des leçons si l'on veut pouvoir avancer.

Puis avec le temps, j'ai continué mon métier, me suis réfugiée dans mes créations, m'aidant d'une certaine façon, mais me mettant tant de pression dans le fait de pouvoir les vendre autant que je le souhaiterais ,que j'ai pu en perdre l'essence et le sens. Rien n'est facile dans cette société. Quand on se sent hors de ce système, qu'on veut faire autre chose, qu'on se débat dans un monde si coupé de l'humain, je cherchais un moyen de me sentir réussir et m'épanouir, en m'éloignant de mes propres valeurs. Mais c'est dur d'être en accord avec soi, ses principes, dans un monde mercantile, matérialiste et déshumanisé, financièrement quand on ne gagne pas grand chose, on peut vite se dévaloriser et avoir peur de finir à la rue... Il faut se défaire de ses sentiments là, rencontrer du monde, faire des activités, mais pour moi quand cela ne va pas, c'est comme si les échecs se cumulaient dans ma vie.

C'est en 2017, que j'ai trouvé une gynécologue qui m'a donné un traitement pour calmer les douleurs de l'endométriose. En fait , je n'ai plus de règles et les problèmes qui y sont associés. J'ai été soulagée pour ça, mon homme m'aidait à voir la vie plus belle, mais je m'occupais pas de moi, je n'ai pas su prendre soin de moi, de mon corps de femme, mon couple, me préserver et aujourd'hui il est menacé malgré tout mon amour. Je me suis tant coupée des autres, tant enfoui tout ce que j'avais en moi, mes douleurs, mes angoisses. J'ai tant besoin d'aimer et d'être aimé, d'avoir un sens à ma vie. J'aimerais tellement me sentir forte pour que tout ne soit pas une épreuve et une source d'inquiétude. 

C'est difficile d'écrire tout ceci, je suis peut-être partie dans tous les sens, mais c'est un début dans un long processus où je dois poser des mots sur des maux. Je ferai ce qu'il faut pour aller mieux. J'aurais encore sans doute beaucoup à écrire dans des prochains messages quand le besoin et la force s'en feront sentir.

 

Posté par lalwendeluna à 17:47 - Commentaires [11] - Permalien [#]